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Les clés d’une allocation d'actifs réussie


Pour gérer son épargne et la faire fructifier, la répartition entre les différentes classes d'actifs (actions, obligations, immobilier, etc.) ne doit pas se faire au hasard. Même si les stratégies changent en fonction du contexte macro-économique(economie, geopolitique, sanitaire, etc...) et du profil de l'épargant, la réussite d'une allocation d'actifs repose sur plusieurs fondamentaux.


Comment construire son allocation d’actifs ?


1ère étape : définir son profil et ses objectifs


Pour bien placer et mettre en place son allocation d’actifs, cela nécessite de passer par trois premières étapes :


1. Analyser sa situation personnelle (son âge, son activité professionnelle, son régime matrimonial si marié, des enfants, les revenus générés) pour comprendre quels sont ses objectifs (transmission, protection du conjoint).


2. Faire l’inventaire de ce qui existe déjà afin de créer des solutions qui viendront compléter l’existant. Pour ce faire, il faut passer toutes les classes d’actifs au crible.


3. Comprendre ses comportements d’épargne. Quel comportement auriez-vous si votre portefeuille perd 50 % de sa valeur ? Quelle est votre vision du rendement ?

Après cette première analyse, il convient de connaitre ses objectifs.


Certains objectifs correspondent à des étapes de la vie (mettre de l’argent de côté pour les études de ses enfants, préparer sa retraite, construire un apport pour un achat immobilier) avec souvent plusieurs objectifs cumulés. Ces objectifs doivent être adaptés à l'horizon de temps et à la recherche d’un rendement cible. Il faut bien souvent être prêt à immobiliser l’épargne sur du long terme pour espérer de meilleurs rendements et plus le placement est risqué, plus le rendement cible est élevé.


2ème étape : tenir compte de la macroéconomie


La macroéconomie est l'étude de l'économie d'un pays ou d'une région à grande échelle. Elle examine des facteurs tels que le taux de croissance économique, l'inflation ou encore le chômage.


On ne va pas investir de la même façon si les taux sont négatifs ou positifs, si on pense que l’immobilier va baisser ou monter, ou encore si la bourse s’effondre ou si au contraire les cours sont au plus hauts.


Les facteurs macroéconomiques, tels que le taux de croissance économique, l'inflation et les taux d'intérêt, peuvent avoir un impact significatif sur les rendements des investissements.


Par exemple, une croissance économique forte peut entraîner une hausse des bénéfices des entreprises, ce qui peut faire augmenter les cours des actions. Et donc selon les facteurs macroéconomiques, des opportunités d'investissement émergeront selon le contexte.


La géopolitique n’aura pas un impact significatif pour l’épargnant sur du long terme. Celle-ci n’ayant un impact que court terme, l’épargnant qui privilégie le long terme ne sera pas affecté.


4 phases sont intéressantes à comprendre pour savoir où on se situe :


1. La phase d’expansion : la macroéconomie se porte bien. Les ménages et les entreprises sont confiants. Les entreprises augmentent les investissements pour répondre à une demande forte. Dans ce cadre, on aime davantage le risque et on privilégie notamment les actions aux obligations.


2. La phase de surchauffe : dans cette phase, on va être un peu plus prudent et c’est d’ailleurs la phase dans laquelle nous nous situons en ce moment (inflation, durcissement des conditions de financement, etc.). Les prix ont augmenté rapidement (demande plus forte post-Covid, la guerre en Ukraine qui fait monter les prix de nombreuses matières premières…). Les banques centrales réagissent en augmentant les taux d'intérêt pour contenir l'inflation.


3. La phase de récession : la croissance ralentit, le chômage augmente, les entreprises commencent à enregistrer des pertes et les consommateurs réduisent leurs dépenses. Des corrections fortes sur des actifs risqués sont à prévoir.


4. La phase de reprise : l'économie commence à se redresser, le chômage diminue progressivement et la confiance des consommateurs et des investisseurs se rétablit. Les marchés financiers commencent à se redresser.


3ème étape : la construction de son allocation d’actifs


Les classes d’actifs sont des ensembles regroupant des familles de placement (autrement dit des supports d’investissement aux caractéristiques similaires) comme les actions, les obligations, le fonds en euros, l’immobilier, le private equity, etc. Votre allocation d’actifs est composée de différentes classes d’actifs. On peut comparer cela à la cuisine où les classes d’actifs seraient les ingrédients de la recette (l’allocation d’actifs).


Un épargnant devrait, de manière générale, posséder toutes les classes d’actifs. Seule la répartition va changer selon le profil de l’épargnant. Cela permet de diversifier, de profiter de la décorrélation de certaines classes d’actifs par rapport à d’autres et de faire évoluer la répartition dans le temps et en parallèle de l’évolution de ses objectifs.


Cependant, l’horizon de temps entrant dans l’équation, certaines classes d’actifs seront plus ou moins adaptées. Ainsi, certaines classes d’actifs seront exclus de l’allocation à un moment donné.


Vers quelles classes d’actifs se tourner ?


Le choix des classes d'actifs dépend de plusieurs facteurs, tels que les objectifs financiers, l'horizon de temps, la tolérance au risque, la situation financière personnelle mais aussi le contexte économique. Voici 4 classes d’actifs vers lesquelles les épargnants peuvent se tourner.


Les actions


Les actions sont une classe d’actifs incontournable pour investir sur du long terme. Sur 40 ans, les actions sont la classe d’actifs qui a le mieux performé par le passé avec une hausse de 15 % en moyenne par an. Ainsi, les actions sont adaptées peu importe le profil de l’épargnant et ses objectifs tout simplement parce qu’il y a du rendement. En revanche, la répartition variera selon chaque profil. Par ailleurs, l’idéal quand on investit en actions est de privilégier le long terme pour maximiser le rendement tout en bénéficiant d'une fiscalité favorable selon l’enveloppe fiscale telle que le PEA ou l’assurance-vie. Ceci peut jouer un rôle clé dans l’optimisation des gains.


Différents types de supports permettent d’investir en actions tels que le compte titre, le PEA, l’assurance-vie.


>> Je souhaite en savoir plus sur les actions et les fonds actions


>LIRE AUSSI: Comment investir en bourse tout en limitant le risque de perte en capital?


Les obligations


Une obligation représente une partie d’un emprunt émis par une entreprise, une collectivité locale ou un État. Elle représente donc une dette. Lorsqu’un investisseur souscrit à une obligation, il consent un prêt à l’une de ces entités, avec un taux d’intérêt et sur une durée fixée à l’avance, le plus souvent de plusieurs années. En contrepartie de ce prêt, il perçoit une rémunération annuelle, appelée coupon, au taux d’intérêt convenu. Ce taux d’intérêt peut être fixe ou variable. À l’échéance, il récupère sa mise de départ si l’émetteur de l’obligation n’a pas fait faillite.


Avec l'augmentation récente de taux, il est intéressant aujourd’hui d’investir dans des produits de taux tels que les obligations.


Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est qu’on peut investir dans des obligations via des fonds datés qui permettent d’investir dans des paniers d’obligations avec un rendement à maturité équivalent à 5 ou 6 % et une prise de risque modérée.


En somme, cette classe d’actifs représente à la fois un investissement sécure et rentable :


- Sur un panier d’obligations, on réduit de façon significative le risque et on réduit la volatilité au sein de son allocation d’actifs.


- Aujourd’hui, les obligations permettent d’obtenir un rendement à maturité équivalent à 5 % ou 6 %.


>> Je souhaite en savoir plus sur les obligations d'états et d'entreprises



L’immobilier


L’attrait de la pierre reste fort malgré la hausse des taux et les réglementations des pouvoirs publics qui pourraient détourner les Français de l’immobilier locatif. L’immobilier reste incontournable même quand le marché connait une période de perturbations. Parmi ces raisons : une inflation qui permet de revaloriser les loyers et un marché immobilier décorrélé des marchés financiers, plus volatiles.


Au-delà du contexte actuel, la question à se poser est : comment investir dans l’immobilier ?


Faut-il se tourner vers l’immobilier physique ou investir en pierre papier ? Si pour l’un, il faut avoir du temps à consacrer à l’administratif et à la gestion immobilière, l’autre permet d’investir par le biais d’une société de gestion qui détient un parc immobilier et qui se chargera de la gestion de ce parc. La société de gestion redistribue les loyers aux investisseurs, généralement tous les trimestres. En somme, la pierre papier offre à la fois diversification et rentabilité. En revanche, les SCPI ont des frais de souscription qui sont élevés. Ainsi, il faudra plusieurs années de rendement et de hausse de prix pour rentabiliser son investissement.


Il existe une autre solution pour palier aux frais de souscription élevés. Avec les SC/SCI, vous pouvez obtenir une bonne rentabilité nette de frais. Plus connue comme outil pour faciliter la gestion d’un patrimoine immobilier entre plusieurs particuliers (notamment la SCI familiale), la SCI peut également prendre la forme d’une unité de compte au sein d’un contrat d’assurance vie.




Le private equity (Capital investissement)


Le private equity, aussi appelé "capital Investissement" était historiquement un univers très fermé mais est désormais accessible aux particuliers. Il est conseillé pour un épargnant recherchant la diversification. Pour ce faire, il pourra investir dans le capital de sociétés non cotées en direct ou bien au travers d’un fonds, avec lequel vous investissez indirectement dans des entreprises non cotées principalement françaises et européennes. Il est désormais possible d'investir dans le private equity à partir de 1 000 € et avec des rendements cibles compris entre 8% et 12%.




Quelle enveloppe fiscale privilégier ?


L’assurance-vie est l’enveloppe idéale pour investir sur toutes les classes d’actifs tout en profitant d’une fiscalité avantageuse. En effet, pour les contrats de plus de 8 ans, un abattement annuel de 4 600 €, et même 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune, s’applique chaque année sur les retraits effectués (les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus).




DIEM Geoffrey

Conseiller en Gestion de Patrimoine

Cabinet Diem Conseil & Patrimoine


"Profitez du moment présent pour investir dans votre avenir"


Tel: 07 72 21 43 61

Email: conseil@carpediempatrimoine.net

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