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Les Français épargnent beaucoup… mais épargnent-ils bien ?


Les Français sont souvent présentés comme des champions de l’épargne. À juste titre : leur capacité à mettre de l’argent de côté est élevée et s’est même renforcée ces dernières années. Mais derrière cette bonne habitude, cela ne suffit pas : encore faut-il épargner de manière intelligente. Car mettre de l’argent de côté, est-ce vraiment protéger son pouvoir d’achat, préparer l’avenir et faire fructifier son capital ?


Un taux d’épargne élevé et des comportements d’épargne qui évoluent déjà


Selon l’étude de la Direction générale du Trésor, le patrimoine financier des ménages français atteint 6 596 milliards d’euros au deuxième trimestre 2025. Ce montant est alimenté par un flux d’épargne financière particulièrement dynamique, avec un taux d’épargne qui s’établit à 10,5 % du revenu disponible brut, soit 4 points de plus que la moyenne observée entre 2015 et 2019. Ce taux dépasse même désormais celui des ménages allemands, une première depuis l’an 2000.


À savoir: L’étude de la Direction générale du Trésor, sur laquelle s’appuie cet article, porte exclusivement sur le patrimoine financier des ménages français (comptes bancaires, livrets, assurance-vie, titres…), en excluant volontairement l’immobilier, qui représente pourtant près de 60 % de leur patrimoine total. Ce travail permet également de mieux comprendre les comportements d’épargne des Français.


Cette abondance d’épargne se retrouve très clairement dans les chiffres récents de l’assurance-vie. D’après France Assureurs, les dépôts ont atteint 15,7 milliards d’euros en novembre 2025, un record historique pour ce mois. Sur les onze premiers mois de l’année 2025, la collecte brute s’élève à 176 milliards d’euros, en hausse de 9 % par rapport à la même période en 2024. Dans le même temps, les prestations versées (les rachats) reculent.


Résultat : la collecte nette atteint près de 49 milliards d’euros, soit plus du double de celle enregistrée l’année précédente. L’encours total de l’assurance-vie dépasse ainsi 2 100 milliards d’euros, en progression de plus de 6 % sur un an.


Ces chiffres traduisent une réalité simple : les Français épargnent beaucoup, et même de plus en plus. L’incertitude économique (notamment liée à l’absence de budget pour 2026), les souvenirs de la crise sanitaire, les tensions géopolitiques et l’inflation ont renforcé ce réflexe de précaution.


Mais cette accumulation d’épargne pose une autre question : comment est-elle investie ?


Le paradoxe français : une épargne abondante, mais sous-exploitée


L’étude du Trésor met en lumière un trait culturel bien ancré : la préférence des ménages français pour la liquidité et la garantie du capital. Le patrimoine financier se répartit entre dépôts bancaires (environ 2 127 milliards d’euros), produits d’assurance (2 246 milliards d’euros) et titres (2 167 milliards d’euros).


Mais derrière cette apparente diversité, la réalité est beaucoup plus marquée. Près de deux tiers des placements des ménages sont investis dans des produits de taux sécurisés : comptes à terme, livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP) et fonds en euros de l’assurance-vie. À l’inverse, seulement un tiers de l’épargne est orienté vers des placements plus dynamiques comme les actions, les unités de compte ou les investissements non cotés.


Ce choix est compréhensible. Il répond à un besoin de sécurité, de disponibilité et de visibilité. Mais il a une contrepartie majeure : ces supports sont structurellement peu rémunérateurs sur le long terme. En clair, les Français épargnent beaucoup, mais n’osent pas suffisamment investir. Ils privilégient la sécurité immédiate au potentiel de rendement à long terme.


Ce paradoxe est d’autant plus frappant que l’inflation a rappelé, ces dernières années, qu’une épargne trop peu investie est une épargne qui se déprécie. Les livrets, comptes à terme et fonds en euros traditionnels protègent le capital, mais pas le pouvoir d’achat.


Autrement dit, ils rassurent… mais ils ne font pas vraiment fructifier. Par ailleurs, les ménages français détenaient 763 milliards d'euros en numéraire et dépôts à vue fin du 2e trimestre 2025 (Banque de France). Les dépôts à vue et le numéraire regroupent l’argent liquide et les soldes de comptes immédiatement disponibles : une sécurité totale… mais zéro rendement.


La question n’est donc pas de remettre en cause la sécurité, mais de s’interroger sur la manière de la combiner intelligemment avec une recherche de performance. Car aujourd’hui, il existe des solutions qui permettent de sécuriser son épargne sans renoncer à un potentiel de rendement attractif.


Sécuriser son épargne sans renoncer à la performance avec les fonds en euros


Pour de nombreux épargnants, le fonds en euros reste une référence pour sécuriser son épargne. Et en plus de la garantie du capital, il offre une fiscalité avantageuse dans le cadre de l’assurance-vie. Mais tous les fonds en euros ne se valent pas : les fonds en euros « classiques » investissent très prudemment et offrent donc des rendements faibles.


Les fonds en euros diversifiés


Les fonds en euros diversifiés permettent de profiter d’une allocation plus large, incluant notamment des actions ou de l’immobilier, tout en conservant la garantie du capital. Cette diversification vise à améliorer le rendement moyen sur le long terme.


Les fonds en euros boostés : profiter d’une bonification exceptionnelle


Certains assureurs proposent également des fonds en euros boostés, qui permettent de bénéficier d’une bonification supplémentaire sous conditions.


Ces offres permettent aux épargnants de maximiser leur rendement, tout en s’appuyant sur un fonds en euros solide.


Diversifier pour mieux investir : la gestion pilotée Pilot


Pour aller plus loin dans l’optimisation de son épargne, la diversification est une étape clé. L’étude du Trésor rappelle que les ménages français restent sous-exposés aux actifs de long terme, notamment aux marchés actions. Or, ce sont précisément ces actifs qui, historiquement, permettent de faire croître son patrimoine sur la durée.


La gestion pilotée, accessible en assurance-vie et en Plan d’Épargne Retraite (PER), répond à cet enjeu. Le principe est simple : déléguer la gestion de son épargne à des professionnels, qui construisent des portefeuilles diversifiés en fonction du profil de risque de l’épargnant. Actions, obligations, immobilier, diversification géographique et sectorielle… tout est pensé pour mutualiser les risques et capter les opportunités de marché.


Cette approche permet de sortir de la logique du tout sécuritaire, sans pour autant basculer dans une prise de risque inconsidérée. Elle est particulièrement pertinente dans une optique de préparation de la retraite, de constitution de patrimoine ou de valorisation d’une épargne à long terme. Avec la gestion pilotée, votre stratégie est construite en fonction de votre profil, de vos objectifs et de votre horizon de placement. Nos équipes sélectionnent et ajustent les investissements au fil du temps pour s’adapter aux conditions de marché, tout en respectant votre niveau de risque. Cette solution s’adresse à ceux qui souhaitent donner plus de potentiel à leur épargne, préparer la retraite ou construire un capital sur le long terme, dans un cadre maîtrisé.


À noter : investir en unités de compte présente un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.


Mieux épargner, ce n’est pas prendre des risques inconsidérés


Il est important de le rappeler que mieux épargner ne signifie pas prendre des risques inconsidérés. Il s’agit avant tout de trouver le bon équilibre entre sécurité, disponibilité et performance. L’étude du Trésor montre que l’épargne des Français est globalement stable dans sa structure, malgré les évolutions récentes. Cela signifie que les habitudes sont profondément ancrées. Pourtant, le contexte économique a changé.


L’inflation est redevenue une réalité, la préparation de la retraite est un enjeu majeur, et les rendements sans risque sont structurellement limités. Dans ce cadre, continuer à concentrer l’essentiel de son épargne sur des supports peu rémunérateurs revient à prendre un risque invisible, mais bien réel : celui de l’érosion du pouvoir d’achat, encore plus pour les fonds dormant sur des comptes bancaires non rémunérés.


Un conseiller en gestion de patrimoine peut vous aider à faire le point et construire une stratégie sur mesure.


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DIEM Geoffrey

Conseiller en Gestion de Patrimoine

Cabinet Diem Conseil & Patrimoine  


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Tel: 07 72 21 43 61

 
 
 

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