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Quel placement choisir pour les 6, 24, ou 100 prochains mois ?



Aujourd'hui, pour placer vos économies, vous avez à votre disposition des dizaines de produits et d'enveloppes. Comment alors être sûr de faire le bon choix, pour ne pas se retrouver avec un placement totalement inadapté à vos objectifs et votre horizon de placement ? Heureusement, vous ne pouvez pas vous tromper en ouvrant un contrat d'assurance-vie. Quel que soit l'épisode de votre vie, l'assurance-vie est votre ami...


Celui qui n'a pas d'horizon de placement : l'assurance-vie pour commencer à épargner et prendre date


Achat immobilier ? Retraite ? Projet professionnelle ou loisir ? Vous n'êtes pas obligé d'avoir un objectif bien défini pour commencer à épargner. Dès lors que sur un mois, vos revenus dépassent vos dépenses, il est très judicieux de mettre ce surplus de côté, à condition de choisir un placement parfaitement liquide, au cas où vous auriez besoin de cet argent le mois suivant.


Contrairement à une idée reçue, l’épargne investie sur une assurance-vie est toujours disponible, et vous pouvez donc retirer vos fonds à tout moment. Dans la pratique, le délai moyen pour recevoir les fonds après une demande de rachat s'élève à 3 jours. Il s'agit d'une moyenne : sur les contrats "online", ce délai est généralement de 24 heures, alors qu'il est estimé à 5 jours pour les contrats bancaires.


La mise en place de versements programmés permet de constituer une épargne qui grossit dans le temps. Rien qu'en versant 100 euros par mois sur un contrat d'assurance vie, vous obtenez sur 8 ans un capital de plus de 11 000 euros (avec une hypothèse de performance annuelle de 3,5%, pour un profil prudent investi partiellement en unités de compte).


L'assurance vie a beaucoup d'avantages, le plus connu étant peut-être l'avantage fiscal sur les gains lorsque le contrat a 8 ans. Dès lors que votre contrat a plus de 8 ans, l'avantage fiscal s'appliquera sur tous vos retraits. En clair, avoir un contrat d'assurance vie de plus de 8 ans est une vraie niche fiscale. Ouvrez un contrat dès maintenant, avec un petit versement, pour prendre date et pour en profiter dans 8 ans.



Celui qui veut placer à court terme (de 12 à 24 mois) : l'assurance-vie pour bénéficier du meilleur rendement sans risque


La plupart des placements réputés performants (actions, obligations, immobilier, Private Equity) ne sont pas recommandés pour un horizon d'investissement de quelques mois, voire quelques années. Du fait des frais, mais aussi des risques, les chances de sortir gagnant au bout de quelques mois sont faibles. Que reste-t-il alors pour l'investisseur ayant un horizon de placement de 1 ou 2 ans ? Doit-il se contenter du livret A à 3%, voire d'autres placements bancaires (PEL, livret bancaire, compte à terme) qui rapportent moins de 2% net, soit moins que l'inflation ?


Il existe heureusement une solution sans risque qui a rapporté plus que l'inflation ou le livret A sur 1, 3 ans et même 10 ans : le fonds en euros de l'assurance-vie.


Les fonds en euros, support à capital garanti de l’assurance-vie, reviennent en force avec des rendements plus attractifs. En 2023, le rendement moyen des fonds en euros s'élevait à 2,6%, contre 1,91% en 2022. Plusieurs assureurs proposent en ce moment des offres bonifiées pour les épargnants réalisant des nouveaux versements, applicable en 2024 et 2025. Ces bonus peuvent aller jusqu'a 2% pour tous les nouveaux versements (initiaux ou libres) avec toutefois, un miminum de versement (100 000 € chez la plupart des assureurs). Ainsi, dans l'hypothèse où le taux se maintiendrait à à 3,13% en 2024 et 2025, le rendement avec bonus serait de 4,93%, et 3,45% net de fiscalité en cas de rachat total au bout de 2 ans.



Celui qui veut placer à moyen terme (de 3 à 7 ans) : l'assurance-vie pour se construire une épargne diversifiée


L'assurance-vie n'est pas un placement comme les autres. C'est une enveloppe de placements, dont la performance dépend des supports que vous choisissez dans votre contrat. Si beaucoup d'épargnant privilégient le fonds en euros sans risque, certains vont plutôt se tourner vers les unités de compte, permettant d'espérer un rendement plus élevé, en acceptant cependant un risque plus important.


Une bonne partie de ces unités de compte sont investis en actions. Historiquement, l'investissement en actions offre les meilleures performances. Mais c'est aussi le placement le plus risqué. Du fait de ce risque, la durée recommandée est d'au moins 8 ans. Autre placement attractif, les SCPI. Ces supports dits de Pierre Papier ont offert des rendements annuels de 5 ou 6% sur 10 ou 20 ans. Mais compte tenu des frais d'acquisition élevés, la durée d'investissement recommandée est d'au moins 8 ans.


Que reste-t-il pour les investisseurs ayant un horizon d'investissement plus court, et qui cherchent des solutions plus rentables que les placements sans risque ? Il existe de nombreuses possibilités au sein de l'assurance-vie : fonds obligataires ou fonds de dettes privées qui offrent des rendements attractifs du fait de la hausse des taux. Fonds diversifiés ou long/short qui visent une performance régulière et décorrélée des actions. Il est également possible d'investir en immobilier sans frais d'entrée via des SC, qui constitue une alternative intéressante aux SCPI quand on n'a pas 8 ans devant soi pour amortir les frais.


Vous pouvez sélectionner vous même vos supports, mais vous pouvez également déléguer cette allocation. La gestion pilotée (ou gestion sous mandat) est un mode de gestion dans lequel l’investisseur confie la gestion de son contrat, le plus souvent à son assureur ou à un gérant professionnel. Ces derniers se chargent de déterminer une allocation type suivant le profil de l’investisseur.



Celui qui veut placer à long terme (> 8 ans, retraite, etc.) : l'assurance-vie pour bénéficier d'une fiscalité ultra avantageuse


Dividendes réinvestis, les actions ont offert un TRI (Taux de Rendement Interne) annuel à deux chiffres sur 10 ans, malgré trois crises… Sur 20 ou 30 ans, les actions offrent également les meilleures performances, devant l'immobilier.


Contrairement à une idée reçue, l’assurance vie permet d’investir sur des actions, soit en direct pour les contrats les plus modernes, soit via des fonds d’investissement (OPCVM ou ETF). Investir en actions via l’assurance-vie présente plusieurs avantages. Elle permet tout d'abord d’investir sur toutes les zones géographiques (on trouve notamment de nombreux fonds d’actions américaines ou de pays émergents éligibles) et tous les secteurs. Les frais peuvent également être très faibles : sur les contrats d’assurance vie en ligne, vous n’aurez aucun frais sur les versements et les arbitrages. Vous pouvez donc gérer votre allocation et effectuer de nombreux mouvements sans que cela ne vous coute le moindre centime.


L’assurance-vie est surtout une enveloppe très diversifiée avec de nombreux supports qui peuvent servir d’alternatives aux actions si on veut diminuer les risques : fonds euros, obligations, Pierre Papier, Private Equity etc. Vous pouvez vous même vous construire votre allocation d'actifs, ou vous pouvez confier cette gestion à un professionnel.


Enfin, sur 8 ans ou plus, la fiscalité est particulièrement avantageuse : aucun impôt n’est dû sur les gains (plus-values et dividendes) tant que vous ne faites pas de rachat sur le contrat.


En cas de rachat partiel, seule la partie gain du rachat est imposée, à un taux maximum de 12,8% + 17,2% de prélèvement sociaux. Si le contrat a plus de 8 ans, le taux d’IR peut être réduit à 7,5% après surtout un abattement de 4600 € pour une personne seule et 9200 € pour un couple.



Celui qui veut préparer sa succession : l'assurance-vie pour la clause bénéficiaire


L'assurance-vie, au-delà d'être un placement adapté pour faire fructifier un capital et préparer sa retraite, est aussi un outil idéal pour préparer sa succession.


Grâce à la clause bénéficiaire, vous désignez librement le ou les bénéficiaires du capital placé sur le contrat. Vous pouvez donc avantager qui vous souhaitez (pacs, concubin, cousin, ami(e), etc.) , aux dépens d'autres héritiers (sans toutefois exagérer et déshériter un enfant), sans tenir compte des règles de partage car l'assurance-vie est considérée comme "hors succession".


Dans la pratique, la plupart des contrats d'assurance-vie sont cependant utilisés pour donner aux enfants, en utilisant les abattements pour diminuer les droits de succession.


Il est conseillé aux investisseurs particuliers de faire le plein d'assurance-vie avant 70 ans, pour profiter au maximum de l'abattement sur les droits de succession, de 152 500 € par bénéficiaire. Au-delà les sommes sont taxées au taux de 20 %. Donc un parent peut ainsi transmettre sans fiscalité 305 000 € à 2 enfants (ou d'autres proches), 457 500 € à 3 enfants, etc., en plus des abattements légaux sur les successions en ligne directe.


Et si les abattements d'assurance-vie pour les enfants sont épuisés, il peut par exemple désigner les petits-enfants comme bénéficiaires. S'il désigne 100 bénéficiaires, un épargnant peut donc transmettre 15 250 000 € via l'assurance-vie sans payer de droits.


Une fois que vous avez profité au maximum de l'abattement de 152 500 € par bénéficiaire, il n'y a plus d'intérêt successoral à verser dans une assurance vie...jusqu'à 70 ans. Car passé 70 ans, vous ne bénéficiez plus de l'abattement de 152 500 €, mais vous bénéficiez d'un nouvel abattement à hauteur de 30 500 € par assuré pour l'ensemble de ses bénéficiaires tous contrats confondus. Par ailleurs, pour les versements après 70 ans, seules les primes versées sont soumises aux droits de succession. Les gains, quels que soient leurs montants, sont exonérés. Une nouvelle carotte successorale bienvenue d'autant plus qu'elles sont très rares passé 70 ans.





DIEM Geoffrey

Conseiller en Gestion de Patrimoine

Cabinet Diem Conseil & Patrimoine  


"Profitez du moment présent pour investir dans votre avenir"


Tel: 07 72 21 43 61

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