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Guerre au Moyen-Orient : Que faire et comment investir?


Pétrole en hausse, actions sous pression, retour des craintes inflationnistes : le conflit iranien secoue les marchés. Mais plus que le choc initial, c’est surtout la durée de la crise qui déterminera ses conséquences sur la Bourse, l’inflation et la croissance mondiale. Pour les investisseurs, tout l’enjeu est là. Durée, scénario central, conséquences pour votre épargne et opportunités d’investissement.


Trois scénarios possibles


Six semaines de conflit


Pour l’économie comme pour les marchés financiers, la durée du conflit en Iran est clairement le facteur déterminant. Dans l’hypothèse d’une guerre limitée à six semaines, les conséquences resteraient relativement limitées. Le choc sur les prix serait temporaire. La hausse du pétrole provoquerait une légère remontée des prix à la consommation, de l’ordre de 0,5% à 0,6% en mars et en avril. Pour autant, cette hausse ne suffirait pas à enclencher une véritable spirale inflationniste.


Dans ce scénario, la croissance mondiale serait marginalement affectée. Certaines régions plus exposées aux tensions énergétiques (en particulier l’Asie) pourraient toutefois subir un ralentissement modéré, sans que cela ne remette en cause l’équilibre général de l’économie mondiale. Les banques centrales, de leur côté, ne seraient pas contraintes de revoir leur trajectoire de baisse des taux en 2026.


Trois mois de conflit


Si le conflit devait s’étendre sur trois mois, les effets deviendraient nettement plus sensibles. C’est le scénario actuel des marchés. Dans ce cas, la hausse des prix de l’énergie ne serait plus un simple choc passager. Les prix resteraient élevés plus longtemps, ce qui pèserait davantage sur les ménages, les entreprises et l’activité économique. La croissance mondiale ralentirait alors plus franchement en 2026, sans pour autant sombrer dans une crise majeure.


L’économie resterait debout, mais fragilisée, avec un environnement moins porteur pour les actifs risqués. Les banques centrales pourraient être amenées à ajuster temporairement leur stratégie : les taux d’intérêt pourraient remonter ou, à tout le moins, rester élevés plus longtemps avant d’entamer une baisse plus tardive. Ce serait donc un scénario intermédiaire, plus inconfortable, mais encore gérable pour les marchés.


Six mois de conflit


Six mois ou plus, c’est le scénario noir. Le paysage économique changerait radicalement de nature. Il ne s’agirait plus d’un simple choc temporaire, mais d’un régime durablement inflationniste. Les prix de l’énergie resteraient élevés pendant une période suffisamment longue pour contaminer l’ensemble de l’économie. L’inflation s’installerait alors de manière plus profonde, compliquant fortement la tâche des banques centrales.


Dans ce contexte, la croissance mondiale en 2026 serait très faible. Les économies les plus dépendantes de l’énergie ou déjà fragilisées par un fort endettement seraient particulièrement exposées. Les taux d’intérêt resteraient durablement élevés, ce qui alourdirait le coût du crédit et le poids de la dette pour les États, les entreprises et tous les acteurs déjà vulnérables financièrement. Un tel scénario pèserait lourdement sur les marchés, avec un environnement beaucoup moins favorable à la prise de risque.


La clé centrale


Pour les investisseurs, la durée du conflit est la clé centrale. Une guerre courte, ou même d’ampleur moyenne, comprise entre six semaines et trois mois, pourrait certes provoquer des tensions sur les marchés, mais aussi faire émerger certaines opportunités d’investissement. La hausse temporaire des taux, la baisse de certains secteurs en Bourse ou les excès de nervosité pourraient offrir des points d’entrée intéressants.


En revanche, un conflit qui s’installerait dans la durée, jusqu’à six mois ou plus, changerait complètement la donne. Dans un tel environnement, la prudence s’imposerait davantage. Entre inflation persistante, croissance affaiblie et taux durablement élevés, les marchés évolueraient dans un cadre beaucoup plus contraignant. En somme, plus que le conflit lui-même, c’est bien sa durée qui déterminera l’ampleur réelle de ses conséquences économiques et financières.


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Que faire et comment réagir?


Nous sommes actuellement dans l’œil du cyclone. La situation est extrêmement tendue sur le plan géopolitique, et les marchés financiers réagissent de manière assez classique à ce nouveau choc. Le pétrole grimpe fortement, les valeurs pétrolières en profitent, le dollar se renforce, tandis que les marchés actions reculent, en particulier dans les secteurs les plus sensibles aux cycles économiques comme le tourisme, les compagnies aériennes, l’hôtellerie ou certaines valeurs industrielles.


En théorie, l’or devrait également s’apprécier dans ce contexte de forte incertitude. Mais comme il évoluait déjà sur des niveaux très élevés avant la crise, il cède un peu de terrain depuis le début des frappes. Dans le même temps, les taux d’intérêt remontent, car les investisseurs redoutent un retour de l’inflation par le biais de l’énergie.


À court terme, la lecture du marché est simple : si le pétrole monte, l’inflation repart. Si l’inflation repart, les banques centrales auront plus de mal à baisser leurs taux. Et si les taux restent élevés, ou remontent, alors la croissance ralentira davantage. C’est ce scénario que les investisseurs sont en train d’intégrer dans les cours. Et, manifestement, ils intègrent déjà une hypothèse très noire : celle d’un conflit durable, d’un enlisement régional, d’un pouvoir iranien qui reste en place, d’un pétrole durablement plus cher et, au bout du compte, d’un choc inflationniste susceptible de peser lourdement sur l’économie mondiale.


Le marché anticipe aujourd’hui un scénario extrêmement négatif et excessif. Le consensus ne pense pas que ce soit le scénario le plus probable. La conviction centrale est celle d’une crise violente, sérieuse, déstabilisante à court terme, mais contenue dans le temps. La durée du conflit devrait être limitée, de l’ordre de cinq à six semaines. La durée sera la variable clé. Personne, bien sûr, ne peut savoir avec certitude combien de temps cette situation va durer. Mais dans une logique d’investissement, il faut bien formuler un scénario central.


Pourquoi cette hypothèse d’un conflit relativement court ? Parce qu’un enlisement prolongé aurait un coût politique, économique et financier considérable, notamment pour les États-Unis. Une guerre extérieure longue, qui fait monter le prix de l’essence, baisser les marchés actions et remonter les taux d’intérêt, pèse directement sur le pouvoir d’achat, sur la confiance des ménages et sur l’effet richesse généré par la Bourse aux États-Unis.


Dans un tel contexte, il paraît très peu probable que Donald Trump accepte de laisser s’installer durablement une situation aussi pénalisante à l’approche des élections de mi-mandat. Au risque bien sûr de les perdre et de ne plus avoir de marges de manœuvre pour la fin de son second mandat. Autrement dit, le scénario du consensus repose sur l’idée que Trump n’a ni l’intérêt politique, ni la capacité, ni la patience pour laisser ce conflit s’éterniser.


Cette crise ne remet donc pas en cause la tendance de fond sur l’énergie. Malgré le choc actuel, Marc estime que la demande mondiale de pétrole demeure structurellement faible.


C’est pourquoi, après l’actuelle phase de tension, le brut finira par baisser. À très court terme, un emballement vers 130 ou même 150$ n’est pas impossible si la peur domine. Mais à moyen terme, son scénario reste celui d’un retour du pétrole vers 70$ le baril, voire 50$ si le ralentissement économique mondial se confirme.


Cette lecture a une conséquence importante : il n’y aurait pas de résurgence durable de l’inflation liée à cette guerre. Oui, le conflit provoque un choc immédiat sur les prix de l’énergie. Oui, il nourrit une nervosité extrême sur les marchés. Mais cela ne suffit pas à invalider le scénario de baisses de taux en 2026. Au contraire, si cette crise freine davantage la croissance mondiale, elle pourrait même renforcer la nécessité, pour les banques centrales, de soutenir l’activité. Marc continue donc d’anticiper une baisse des taux d’intérêt : deux baisses de taux de la Banque centrale européenne et trois baisses de la Réserve fédérale américaine cette année.


Il faut bien comprendre que, pour l’instant, les marchés se comportent comme s’ils faisaient face au pire. La flambée du pétrole, la hausse de “l’indice de la peur” VIX, la pression sur les actions, le retour du dollar comme valeur refuge et la remontée des taux longs traduisent une peur très forte. Mais cela ne signifie pas nécessairement qu’un krach généralisé soit en train de se mettre en place.


Notre message aux investisseurs est donc clair : prudence, oui ; panique, non.


Ce n’est pas le moment de liquider dans l’urgence ses positions boursières. Dans les périodes de forte tension, les décisions prises sous l’effet de l’émotion sont souvent les plus mauvaises. Plus que jamais, la diversification reste la règle d’or. Elle permet d’absorber les chocs, de garder une discipline d’investissement et d’éviter les réactions excessives.


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Comment investir?


Concrètement, dans une gestion active, une renforcement progressivement de l' exposition aux actions européennes, au lendemain des premières frappes. Et si les marchés poursuivent leur baisse, un renforcement à nouveau, par paliers. Cette approche graduelle semble la plus adaptée dans un environnement aussi incertain. En parallèle, il est conseillé de prendre les bénéfices sur les matières premières après la forte hausse provoquée par le conflit. Là encore, il s’agit d’une logique de discipline : alléger ce qui a déjà beaucoup monté, et se repositionner progressivement sur des actifs trop fortement sanctionnés.


En Bourse, les secteurs qui pourraient offrir le plus de potentiel lors du rebond sont précisément ceux qui ont été le plus durement frappés ces deux dernières semaines : les bancaires, les valeurs du tourisme, les compagnies aériennes, l’hôtellerie et, plus largement, les valeurs cycliques. Cela ne signifie pas qu’il faut se précipiter. Cela signifie qu’il faut avancer avec méthode, en plusieurs étapes afin de profiter des excès de marché sans s’exposer de manière brutale.


Il faut toutefois rappeler un point essentiel : la prudence actuelle sur les actions ne date pas du choc iranien. Elle était déjà très forte ces derniers mois, avec une poche actions au plus bas, en raison des doutes sur la valorisation de certaines actions technologiques liées à l’intelligence artificielle, et sur la solidité réelle de l’économie mondiale. La crise actuelle ne crée pas cette prudence, elle la renforce. Elle vient ajouter un risque supplémentaire à un environnement qui était déjà complexe.


Et l’or dans tout cela ? L’or conserve toute sa place dans un portefeuille bien diversifié, mais sans excès. Il ne s’agit pas d’en faire un pari massif, ni d’y voir une protection absolue. En revanche, une poche de 2% à 5% peut avoir du sens selon votre profil d’investisseur. C’est une forme d’assurance, un anxiolytique financier, qui peut rassurer lorsque l’environnement devient plus anxiogène.


Le consensus est également favorable aux fonds datés obligataires. Dans un contexte où les rendements demeurent élevés, ils offrent une opportunité intéressante pour verrouiller des niveaux de performance potentiellement très attractifs. Là encore, la logique est simple : profiter de rendements encore généreux tant qu’ils sont disponibles, surtout si le scénario de baisse future des taux se confirme.


Conclusion


Dans un moment comme celui-ci, avoir un consensus, c’est refuser à la fois l’aveuglement et la panique. Les clés : rester diversifié, rester prudent, rester discipliné, et continuer à investir avec méthode.


>Je souhaite contacter un conseiller pour m'aider à définir une stratégie d'investissement en période de crise et d'instabilité



DIEM Geoffrey

Conseiller en Gestion de Patrimoine

Cabinet Diem Conseil & Patrimoine  


"Profitez du moment présent pour investir dans votre avenir"


Tel: 07 72 21 43 61



 
 
 

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